Gratitude, conscience de Soi et des Autres

Véronique Février Martin, Sophro-analyse Sévignac chamanisme couché de soleil

Gratitude…

 

La gratitude est un ressenti si profond et si intense que s’en priver serait bien dommage. Voici un bon moment que j’observe la réaction des gens dans la relation. Quelle soit d’amitié (forme d’amour) ou d’amour en tous liens. Immanquablement, cela me place en observation du donner/recevoir sans attendre de retour direct. Difficile semble t-il, mais la question est: ” Est vraiment possible? “, tant que notre égo nous gouverne d’une main plus ou moins ferme. Pourtant, chaque situation est totalement parfaite, dans ce qu’elle est, car elle est, mais aussi car elle contient un point d’élévation, une pépite, une nourriture durable pour notre être.

 

Je les entend dire avec force qu’ils/elles n’attendent rien. Ces personnes croient à ce qu’elles disent à cet instant. Mais, lorsque rien ne vient, ça “gratte” plus ou moins fortement lançant le débat intérieur de “il ne faut pas que j’attende”, ou “j’aimerai ne pas attendre”, ou encore “je souhaite me détacher de l’attente un hypothétique retour”, pour atteindre “je fais parce que cela me semble juste”. Il existe une différence notable entre se nourrir du retour et s’en réjouir, se nourrir de la réjouissance de l’Autre et se réjouir avec l’Autre.

 

De qui cela dépend t-il?

 

Quelle quantité d’actes sans retours directs peuvent s’accumuler avant de ressentir ce besoin? Et de quelle nature est ce besoin d’un retour? Reconnaissance ou juste plaisir de se réjouir avec l’Autre de ce qu’il vit?. Nous savons que seul nous-même pouvons nous accorder la reconnaissance qui nous reconnecte à notre être profond et nous sentir dans notre état de complétude. Avant de nous sentir proche de Bouddha, il me semble intéressant de nous pencher sur la question. Dans cette dynamique d’évolution, avant de ressentir cette gratitude profonde, élévatrice, incarnée et dans les champs subtiles de notre être, il semble nécessaire de passer par l’authenticité.

 

Souvent, vous vous nourrissez de vos peurs et angoisses, en apnée. Ce n’est que lorsque vous prenez une nouvelle et profonde inspiration que vous prenez conscience que vous ne respiriez plus. Moment d’aise et de bien-être fugace. En réalité, nous pouvons nous nourrir à satiété de plaisir, de joie, d’état de grâce, notamment avec les actes que nous posons soit vers une autre personne, soit envers l’univers, sachant que nous recevons en continu. Ressentir ce plaisir est ce dont nous sommes équipés. Une puissance incroyablement énergisante que contient le mot – GRATITUDE -.

Aussi, dans ma carte du monde et sans pour autant que cela soit un conseil ou un guide, voici plusieurs façons de vivre les actes posés envers autrui (non exhaustif): le service, l’échange, le don/contre don, et  le cycle du don.

 

Être dans le cycle du don

 

Le service fait partie des échanges entre l’acte et le plaisir de faire. Pourtant, souvent il est coutume de dire “A charge de revanche”!. Je vous invite à ressentir et laisser résonner ces mots…charge…revanche. Je doute qu’ensuite cela vous donne envie de le refaire. Le service engendre également la notion de quantité et de temps passé, une sorte de comptabilité intérieure et surtout trop souvent….totalement unilatérale. Ce qui occasionne tant de problèmes relationnels lorsque l’une des parties se sent lésée. Vient alors le constat que les personnes ne sont pas parties sur les même bases, mais sur deux cartes du monde intérieures différentes et non communiquées. Je vous inviterais alors à bien calées les choses dès le départ.

 

L’échange, qui n’est pas le troc, se vit tous les jours sans même se poser la question. Si vous ne vivez pas d’amour et d’eau fraîche, vous faites vraisemblablement des courses. Vous achetez contre de l’argent. Pas d’argent, pas d’objets. Vous me direz là mais que devient l’humanité?. Dans ce cas, le marché est clair, connu de tous à l’avance, et ne laisse pas ou peu de place à la négociation dans notre partie d’Europe en tous cas. Le troc est tout aussi clair, un objet contre un autre, que ce soit un acte ou autre. La valeur se doit d’être établie au départ….à vue de nez…à vu de cœur.

 

Le don/contre-don. Mais qu’achète t-il? Une bonne conscience, l’assurance de recevoir, de vivre au travers de se plaisir, la sensation d’être en vie? La liste est longue et encore une fois, tout est bon à partir du moment ou toutes les parties sont informées. Je fais le lien direct avec le cycle du don que je chéris tout particulièrement. La mère qui allaite n’attend pas de retour de son enfant. C’est.

 

Cycle du don

 

Le cycle du don pourrait dire; je donne, l’Autre personne reçoit. Elle donne, l’Autre personne reçoit, ceci avec autant d’interlocuteurs qu’il le faut, un cercle sans fin, un cycle. L’idée du cycle dirait que cela s’achève lorsque la première personne reçoit. En réalité, nous recevons en continu. Nous avons juste perdu le regard, la conscience de se qui arrive à l’instant. Le bruit de l’eau, le vent dans les arbres, en réalité absolument tout nous dit que nous sommes en vie….envie. Prendre le temps d’utiliser nos sens plutôt que notre égo, se réjouir de tous ce qu’ils nous font découvrir, redécouvrir….. juste de cela…..sans fin. GRATITUDE

 

Belles fêtes de fin d’année civile à tous et toutes,

Chaleureusement vôtre,

A bientôt

 

 

 

 

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